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Intox : « La nuisance sonore des avions baisse autour de l’aéroport urbain de Paris-Orly »

FAUX.
La France s’est engagée en 2008 avec le Grenelle de l’environnement à mener un certain nombre d’actions avec des objectifs fixés à l’horizon 2020. Parmi ces objectifs, figure la réduction de 50% du bruit perçu par les populations survolées.

Or, dans les villes autour de l’aéroport de Paris-Orly, les relevés des balises de bruit montrent que le bruit subi par les populations survolées n’a pas baissé depuis 2010.

Lden* (dB)   Villeneuve-le-Roi      Champlan    Villiers   Limeil-Brévannes   Les Ulis

2010              69.5                            65.2              60.2        59                              58.4

2015               69.5                           64.7              59.7         61                              58.8

*Source: Balises bruit- Aéroport de Paris

Non seulement le BRUIT des avions autour de l’aéroport de Paris-Orly ne baisse plus, mais plus gravement encore, le bruit dépasse toujours largement les valeurs de référence en matière de bruit.
Dans la première ville de 20 000 habitants située à 500m en bout de piste des avions, les populations subissent un bruit moyen 16 fois supérieur à la valeur limite réglementaire (arrêté du 4 avril 2006), avec tous les effets délétères sur leur santé.

L’aéroport de Paris-Orly est un aéroport urbain, construit dans un tissu urbain dense (3500 habitants/km2) et pré-existant au développement commercial de l’aéroport. A ce titre, les nuisances sonores qu’il engendre sont un enjeu de santé publique. Il est indispensable et urgent que la nuisance sonore des avions autour de l’aéroport de Paris-Orly baisse car son niveau est dangereux pour la santé des populations survolées.


Intox : « Les avions font moins de bruit donc on peut augmenter le nombre de mouvements d’avions à l’aéroport de Paris-Orly »

FAUX.
La gêne sonore des avions est aujourd’hui mesurée de façon trompeuse. Un vol  d’une Caravelle (très bruyant) suivi de 3 heures et 58 minutes de silence fait le même bruit (en énergie sonore mesurée en décibels) que 4 heures de survols non-stop d’avions A320 avec un avion toutes les 2 minutes ! Ce n’est clairement pas la réalité de la gêne subie par les riverains. Car la gêne sonore des avions ne s’exprime pas qu’en terme de décibels. Elle doit aussi tenir compte de la fréquence des évènements sonores et de la variation d’intensité.

Aujourd’hui, le niveau sonore mesuré dans les villes autour de l’aéroport de Paris-Orly ainsi que sa répétition dépassent toutes les valeurs de référence en matière de bruit avec les effets délétères sur la santé des populations ainsi surexposées en continu.

Dans la première ville de 20 000 habitants située à 500m au bout de la piste des avions:
l’intensité du bruit, en décibels, est 16 fois supérieure à la valeur limite réglementaire fixée par l’arrêté du 4 avril 2006.
la fréquence du bruit (nombre d’événements bruyants liés aux avions par jour)  est 3 fois supérieure au niveau maximum recommandé par l’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires depuis 2005.

Les nuisances de l’aéroport de Paris-Orly ne se limitent pas au bruit. L’aéroport, de par son activité au sol d’une part et le survol des 650 avions par jour d’autre part, est un gros contributeur en matière de pollution pour les villes situées autour de l’aéroport.  L’étude Airparif menée en 2004 a montré que l’aéroport de Paris-Orly pollue autant que le périphérique parisien en oxydes d’azote (NOx), particulièrement dangereux pour la santé des populations. Dans son dernier rapport 2016, l’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires alerte l’Etat sur les Particules Ultra Fines émises par les moteurs d’avions- qui pénètrent dans l’organisme par les voies respiratoires et contaminent le sang et les organes. Plusieurs études menées autour d’aéroports américains et européens montrent que les niveaux de Particules Ultra Fines relevés autour des aéroports sont 3 à 10 fois plus élevés qu’un niveau de fond urbain moyen.
Augmenter le nombre d’avions à Paris-Orly, c’est augmenter la pollution sur les populations des villes autour de l’aéroport. C’est tout à fait contraire aux objectifs et aux plans de réduction de pollution mis en place actuellement dans les villes.


Intox : « Le développement de l’aéroport de Paris-Orly est créateur d’emplois »

FAUX.
On oppose souvent nuisances aéroportuaires et création d’emplois. Or le développement de l’aéroport de Paris-Orly et de ses nuisances n’est plus créateur d’emplois.
Les 4 millions de passagers supplémentaires accueillis au cours de ces 4 dernières années auraient dû théoriquement créer 4.000 emplois directs. Paris-Aéroport (ex ADP) a en réalité perdu 390 emplois dans la même période et le dernier Contrat de Régulation Economique (CRE 2016-2020) signé par l’Etat prévoit encore des diminutions d’effectifs.

La surface occupée par l’aéroport de Paris-Orly représente 1529 hectares, soit l’équivalent de la superficie d’une ville comme Nancy et 10 fois la superficie du quartier de La Défense. Le rapport emplois à l’hectare est très défavorable à la plateforme.
Nombre de salariés par hectare:
– La Défense = 1000
– Courtaboeuf = 63
– MIN Rungis = 52
– Aéroport Paris-Orly = 17

Aux portes de Paris, ce vaste territoire a une valorisation économique faible en emplois générés par hectare, sans compter son impact négatif sur les territoires des villes situées autour de l’aéroport dont l’urbanisme est gelé en raison des fortes nuisances.


Intox : « Il n’est pas possible d’allonger le couvre-feu en vigueur à l’aéroport de Paris-Orly »

FAUX.
L’Organisation Mondiale de la Santé recommande 8 heures de sommeil consécutif. Or le couvre-feu en vigueur à l’aéroport de Paris-Orly ne prévoit, lorsqu’il est parfaitement respecté, qu’une plage horaire de 6h30 de repos nocturne (23h30-6h). Une dette de sommeil imposée aux populations survolées inacceptable et dangereuse pour leur santé.

DRAPO-AVEVY a réalisé une étude précise et détaillée de la programmation des vols à l’aéroport de Paris-Orly. Il en ressort qu’en ne déplaçant que 6 créneaux horaires sur une journée complète, le couvre-feu pourrait être allongé d’une heure (23h-6h30). Ainsi, sans perturber l’exploitation économique de l’aéroport, le sommeil des survolés pourrait être considérablement augmenté. L’aéroport s’y est opposé jusqu’à ce jour, malgré le fait que de telles mesures aient été adoptées à l’étranger.

DRAPO continue de se battre pour étendre le couvre-feu à l’aéroport de Paris-Orly.

2 pensées sur “Top intox

    • 5 septembre 2018 à 9 h 45 min
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      En effet, informations très intéressantes, et à retenir pour bien convaincre lors de débats avec ceux qui voudraient/auraient intérêt à minimiser les nuisances redevables à l’aéroport d’Orly.
      Petite amélioration envisageable : sourcer chaque information (ex: en rajoutant des liens vers des sources faisant référence/autorité), de telle sorte que le discours soit encore moins réfutable. Bravo en tout cas !

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