Aéroport de Paris-Orly

La plate-forme de Paris-Orly (code « LFPO » pour l’ICAO ou « ORY » pour l’IATA)

Il existe trois pistes sur la plate-forme de Paris-Orly (la quatrième étant définitivement désaffectée).

La piste 2 (numérotée 02-20) est utilisée tout-à-fait exceptionnellement lors d’un trafic trop intense, de procédure d’urgence, de vent extrêmement puissant de secteur nord ou sud ou de travaux sur les pistes principales (exemple de la réfection de la piste 4 au cours des étés 2016 et 2017).

En configuration ouest (c’est-à-dire vent soufflant depuis l’ouest), la piste 3 (numérotée 26) est utilisée pour les atterrissages et la 4 (numérotée 24) est utilisée pour les décollages.

En configuration est (c’est-à-dire vent soufflant depuis l’est), c’est la piste 4 (numérotée 06) qui est utilisée pour les atterrissages alors que la 3 (numérotée 08) est utilisée pour les décollages.

Le choix des combinaisons d’utilisation des pistes est limité car celles-ci sont convergentes (à l’inverse de Roissy), c’est à dire que les trajectoires qu’elles prolongent se croisent vers le sud-ouest : il est donc pratiquement hors de question de risquer de faire se croiser des avions en approche et au départ (surtout en cas de remise de gaz), exception faite des cas de très faible trafic ce qui devient de plus en plus rare !

Au cours des années, on constate qu’environ 45% des journées sont en configuration est.
Dans cette configuration, environ 10% des départs poursuivent leur route vers l’est, 70% vers les secteurs sud-ouest, sud et sud-est, et 20% vers l’ouest et le nord (contournement de Paris pour ces derniers).

Sachant qu’il y a près de 240.000 mouvements d’avions annuellement sur Paris-Orly (décollages plus atterrissages), on peut estimer qu’il y a de l’ordre de 120.000 décollages. Parmi ceux-ci, 20% font ensuite un demi-tour vers l’ouest, c’est-à-dire 24.000 par an ou encore environ 65 par jour en moyenne. Parmi les aéronefs se dirigeant vers l’ouest se trouvent tous ceux qui font route vers les Antilles et la Guyane : souvent des gros porteurs chargés à bloc de passagers (complétés par un maximum de fret), ils sont parmi ceux ayant le plus difficulté à s’élever et sont, en conséquence, les plus bruyants. Les passages vers 11h00 du matin à basse altitude sont illustres !

Des survols inhabituels peuvent être observés lorsqu’un pilote « avorte » (interrompt) son atterrissage. Les causes peuvent être multiples.

Les avions au décollage et à l’atterrissage sont contraints par la réglementation de respecter des « volumes de protection environnementale » (VPE). Seules exceptions : les avions à hélices qui peuvent sortir prématurément du VPE de départ à l’est dès l’altitude de 2.500 pieds, les turbo-réacteurs dès qu’ils ont atteint l’altitude de 6.000 pieds à l’ouest et tous les avions sur instruction du contrôle aérien ou pour raisons de sécurité (orages, par exemple).

Paris-Orly bénéficie d’un certain nombre de restrictions d’exploitation pour raisons environnementales : http://www.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/Restrictions_exploitation_raisons_environnementales_Orly.pdf dont le couvre-feu et la limitation du nombre total de créneaux horaires attribuables.

Ces images donnent une idée de la complexité de la circulation aérienne autour de Paris, avec les multi-couches d’avions qui doivent se croiser, d’où des paliers indispensables (il existe 23 aéroports et aérodromes en Ile-de-France !).

Configuration ouest : (Orly est au centre)                         Configuration est :

  

Source : http://entract.dsna.aviation-civile.gouv.fr/ParisRP.html?_PARAM_=ORY

Avec ici, une estimation des altitudes des avions au décollage (configuration est):

Ou des atterrissages en configuration est :

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